POUR KYLE CROWL, DES CAPITALES DE QUÉBEC, LA PATIENCE EST UNE VERTU / FOR QUÉBEC’S KYLE CROWL, PATIENCE IS A VIRTUE
ENGLISH TRANSLATION AT END
Par Brendan Gallian / By Brendan Gallian
L’arrêt-court des Capitales de Québec, Kyle Crowl, est un homme patient.
Après avoir mené la Ligue Frontière au chapitre des buts sur balles la saison dernière — et alors qu’il est en bonne position pour récidiver cette année — Crowl s’attaque maintenant à un défi beaucoup plus exigeant que de regarder passer quatre lancers : le natif de l’Iowa apprend le français.
« C’est simplement une façon pour moi de redonner un peu aux partisans, a expliqué Crowl. Ça fait cinq ans que je suis ici, alors il était temps que j’essaie d’apprendre un peu de français. »
Même si Crowl en a déjà beaucoup appris — il a notamment salué les partisans en français sur Instagram durant la saison morte — il reconnaît qu’il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de maîtriser la langue.
« Tu as l’impression d’en apprendre beaucoup, puis tu sors en public et tu essaies d’avoir une conversation… sauf que finalement, tu n’as pas vraiment de conversation parce que tu ne sais pas trop ce qui vient de se passer, a raconté Crowl. En même temps, je pense que ma compréhension s’est beaucoup améliorée dans l’ensemble, ce qui est encourageant. »
Mais comme Crowl l’a appris lui-même, la patience est une vertu.
Crowl a expliqué qu’il connaissait très peu le monde du baseball indépendant après avoir obtenu son diplôme de l’Université Central Oklahoma. Aujourd’hui, après avoir disputé cinq saisons à Québec, il considère sa décision de se joindre aux Capitales comme l’une des meilleures qu’il ait prises.
« Je suis tombé amoureux de l’endroit dès mon arrivée, et quand les partisans ont commencé à remplir les estrades, c’était complètement fou, a dit Crowl. Je n’avais jamais joué devant une foule comme ça de ma vie. »
Même avant de commencer à apprendre leur langue, Crowl avait remarqué que les partisans des Capitales étaient différents de tous ceux devant lesquels il avait joué auparavant.
Il a reconnu que la barrière de la langue était parfois difficile à gérer lors de ses premières saisons à Québec, mais qu’elle avait aussi certains avantages.
« Quand ça va mal, tu ne sais pas ce qu’ils disent, a lancé Crowl à la blague. C’est assez drôle d’une certaine façon, mais en même temps, ils sont extrêmement passionnés et ce sont des gens formidables. »
Crowl est maintenant devenu un élément essentiel de l’équipe. Les partisans de Québec l’ont surnommé « le capitaine », et il affirme avoir été reconnu à plusieurs reprises alors qu’il faisait des courses en ville.
Les Québécois ont certainement de bonnes raisons de reconnaître Crowl. Il figure parmi les cinq meilleurs joueurs de la riche histoire des Capitales pour les points marqués, les points produits et les coups de circuit.
Il a également été nommé sur l’équipe d’étoiles de la Ligue Frontière la saison dernière et a inscrit le point qui a permis aux Capitales de remporter la série lors du cinquième match du Championnat.
Avec tous ses accomplissements sur le terrain, il n’est donc pas surprenant qu’on le reconnaisse aussi à l’extérieur de celui-ci.
La présence de Crowl se fait tout autant sentir dans le vestiaire des Capitales. Le voltigeur Chavez Young, qui dispute sa première saison à Québec, attribue une bonne partie du succès de l’équipe cette saison au leadership du vétéran.
« Kyle est le cœur et l’âme de cette équipe, a déclaré Young. Je l’apprécie énormément, et je suis certain que l’équipe et l’organisation l’apprécient tout autant. »
En fait, la réputation de Crowl comme « capitaine » dépasse largement les partisans des Capitales. Young l’a lui aussi qualifié de capitaine, le comparant au meneur des Yankees, Aaron Judge.
« Il est l’exemple parfait d’un capitaine et d’un leader, a dit Young. On parle d’un entraîneur des frappeurs, d’un joueur de baseball et d’un ami, autant sur le terrain qu’à l’extérieur. C’est vraiment quelqu’un qui a toutes les qualités. »
À la liste des rôles de Crowl s’ajoute également celui de « lanceur lors des pratiques au bâton », un talent qu’il a eu l’occasion de démontrer lors du Derby de coups de circuit de cette année.
Le futur champion du concours — le joueur de premier but des Capitales Torin Montgomery — a choisi Crowl pour lui lancer les balles plutôt que l’un des entraîneurs présents à Florence.
Montgomery, qui en est lui aussi à sa première saison à Québec, a rapidement constaté l’importance de Crowl au sein de l’organisation.
« Il représente tout pour nous. Il est un peu le moteur de notre équipe, a expliqué Montgomery. On va là où il nous mène, et quand il aura besoin de nous, on sera là pour lui aussi. »
La prochaine destination de Crowl et des Capitales sera vraisemblablement une autre participation aux séries éliminatoires. Crowl connaît très bien les séries : Québec a remporté le championnat lors de chacune de ses quatre premières saisons avec l’équipe, et les Capitales sont encore une fois bien placés pour offrir à leurs partisans un cinquième titre consécutif cette année.
Crowl affirme que la ville — lui qui dit qu’il était « Québécois dans une autre vie » — et ses partisans représentent énormément pour lui.
« Quelqu’un m’a déjà dit : “Si tu donnes 10 % aux partisans, ils vont t’aimer à 100 % en retour”, et c’est exactement ça, a conclu Crowl. Tu leur montres juste un peu d’amour, et eux, ils vont t’aimer jusqu’au bout. »
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Québec Capitales shortstop Kyle Crowl is a patient man.
After leading the Frontier League in walks last season — and being in position to do so again this year — Crowl is currently striving to do something much more strenuous than taking four pitches: The Iowa native is learning French.
“(It’s) just one of those things where I want to give back to the fans,” Crowl said. “I've been there for five years, so it was about time for me to try to learn a little bit of French.
For as much as Crowl has learned already — he
greeted fans in French via Instagram over the offseason — he admitted that he still has a long way to go in mastering the language.
“You feel like you learn a lot, and then you go out in public and you have a conversation, and then you don't have a conversation because you don't really know what happened,” Crowl said. “At the same time, I think my comprehension just overall has gotten a ton better, which is encouraging.”
But as Crowl has learned firsthand, patience is a virtue.
Crowl said that he was largely unfamiliar with the landscape of independent baseball after graduating from the University of Central Oklahoma. Now, after parts of five seasons in Québec, he calls joining the Capitales one of the best decisions that he’s ever made.
“I just fell in love with the place as soon as I got there, and as soon as the crowd started pouring in, they were crazy,” Crowl said. “I never played for anything like that in my life.”
Even before beginning to pick up their language, Crowl recognized Capitales fans as different than any he’d played in front of before.
He said that, while the language barrier was sometimes tough to deal with during his early seasons in Québec, it did have some perks.
“When it's going bad, you don't know what they're saying,” Crowl joked. “It's one of those things where it's kind of funny, but at the same time, they're super passionate; they're great people.”
Crowl is now an integral part of the team. Québec’s fans have dubbed Crowl “le captaine,” and he said that he’s been recognized multiple times while shopping around town.
Québécois certainly have good reason to recognize Crowl. He ranks among the top five in the Capitales' storied franchise history in runs scored, runs batted in, and home runs.
He was also named to last year’s All-Frontier League Team and scored the series-clinching run in game five of last season’s Championship.
With all of his accolades on the field, it’s no surprise that he’s recognized off of it.
Crowl is just as noticeable in the Capitales’ locker room. Outfielder Chavez Young, in his first season with Québec, credited a large portion of the team’s success this season to the veteran’s leadership.
“Kyle is a heart and soul to the team,” Young said. “I truly appreciate him, and I’m sure the team and the organization truly appreciates him.”
In fact, Crowl’s reputation as “le captain” extends well beyond the Capitales’ fanbase. Young also called him a captain, likening him to Yankees’ leader Aaron Judge.
“He’s a prime example of a captain, a prime example of a leader,” Young said. “I'm talking about a hitting coach, a baseball player, a friend on and off the field. You get the full package of a five-tool person.”
Crowl’s list of titles also includes “batting-practice thrower,” which he had a chance to show off during this year’s Home Run Derby.
The eventual champion — Capitales first-baseman Torin Montgomery — tabbed Crowl as his thrower as opposed to one of the coaches on hand in Florence.
Montgomery, also in his first season in Québec, has quickly recognized Crowl as a prominent presence within the organization.
“He's everything to us, kind of the engine of our team,” Montgomery said. “We go where he goes, and we'll pick him up when he needs it, too.”
Where Crowl and the Capitales go next is likely to be another playoff berth. Crowl is no stranger to the postseason; Québec has won championships in each of his first four seasons with the team, and they’re well-positioned to bring their fans a fifth-straight title this year.
Crowl said that the city — of which he said he’s “Québécois in another life” — and its fanbase mean everything to him.
“Somebody told me, ‘You give (the fans) 10%, they'll love you 100% back,’ and that's just the truth,” Crowl said. “You just show them a little bit of love, and they love you all the way through.”

























